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· Nous demandions un bilan de nos procédures pour évaluer les points forts et les points faibles, tenant compte de l'expérience acquise pour les adapter, dans le respect de la loi : Refusé !
· Nous demandions des conditions normales de dialogue avec le ministère, avec un calendrier réaliste pour traiter correctement les importants sujets mis à l'ordre du jour : Refusé !
· Nous demandions la formulation préalable d'objectifs, si possibles communs, pour les traduire ensuite de manière concertée dans les projets de textes statutaires : Refusé !
· Nous demandions une écoute et un échange d'arguments, à partir desquels tenter de trouver des logiques et des conclusions communes pour avancer : Refusé !
Devant le refus de ces règles élémentaires de management, il ne faut pas s'étonner que le doute, puis l'incompréhension et enfin la défiance s'installent. Les directeurs constatent que le ministère crée une crise de confiance. Ils refusent eux aussi, et très majoritairement, les projets ministériels.
Le fossé creusé et la crise de confiance ne sont pas corrigés par la lettre de la ministre, au contraire :
· Non seulement les directeurs d'hôpitaux semblent les seuls à exister à ses yeux, comme si les D3S et les directeurs des soins étaient quantité négligeable, mais la situation n'est pas corrigée.
· Non seulement des artifices de présentation grossiers sont avancés, comme si la FHF pouvait tantôt représenter l'administration et tantôt les directeurs, mais la parité est toujours refusée.
· Non seulement la volonté « d'ouverture » est imposée sans discernement, comme si recruter dans le privé des cadres à former était efficace, mais les garanties indispensables manquent toujours.
· Non seulement les élèves ne bénéficient plus en droit de la certitude d'un poste après l'école, comme si les former deux ans pour rien était concevable, mais les textes ne sont pas amendés.
Dans ces conditions, le choix tactique d'avancer les négociations promises a été très discutable.
· Du côté des directeurs, il est très grave qu'un interlocuteur syndical ait abandonné la défense commune de nos statuts. Ce n'est pas cette démission qui ouvre des perspectives, au contraire.
· Du côté du ministère, s'il ne s'agit pas de créer une diversion pour faire passer ses textes, il faut le prouver en adoptant enfin une attitude constructive et de dialogue sur les décrets statutaires.
Le SYNCASS-CFDT abordera cette négociation en rappelant que la reconnaissance et la valorisation des responsabilités de direction était promises dès l'origine et non pas le 5 novembre. La négociation ne doit pas être un « coup » pour détourner l'attention des autres enjeux. Cela ne prend pas.
Le SYNCASS-CFDT revendique de longue date l'élargissement des modalités de concours, à l'instar de la fonction publique de l'Etat et aussi de la promotion sociale et une troisième voie, des carrières avec un exercice professionnel maîtrisé. Il faut corriger la dégradation de nos conditions de travail.
Il rappelle aussi que des discussions sont actuellement en cours pour les hauts fonctionnaires. La CFDT y est activement impliquée, avec la volonté de d'améliorer les carrières de tous les directeurs, sans qu'il soit nécessaire pour autant de cautionner un recul de leurs garanties statutaires.
Les choses sont dramatiquement simples. Par son intransigeance, le ministère laisse très clairement comprendre qu'il veut mater le corps de direction avant la mise en place des ARS et modifier son management pour que les directeurs, notamment les chefs d'établissements, leur soient soumis.
Le ministère fait ainsi passer les relations avec les directeurs d'une logique de travail en commun à une logique de confrontation et de rapport de forces. Cela est d'autant plus dramatique que le fonctionnement des établissements s'en trouvera aussi affecté pour des années.
Si ce n'est pas le cas, si ce n'est qu'une incompréhension, il n'est pas trop tard que les responsables gouvernementaux nous le montrent. Pour cela, il faut d'abord cesser cette maltraitance. Puis il faut revoir les projets en tenant compte de l'expression des directeurs et vouloir trouver un compromis ».
Le SYNCASS-CFDT agit pour la modernisation des statuts et la reconnaissance des responsabilités en vue d'un exercice professionnel conforté pour tous les directeurs
Vous pouvez toujours signer la deuxième pétition nationale pour le respect de la fonction de direction sur le site : www.respectdesdirecteurs.org
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