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Le droit à une sexualité, malgré un handicap
Si le droit à une sexualité des handicapés existe, leurs désirs intimes restent un sujet tabou et l'objet de préjugés. La formation de dix assistants sexuels en Suisse romande a attiré l'attention sur un monde occulté, fait de besoins étouffés et de carences affectives.
Ils et elles sont infirmières, masseurs, thérapeutes ou artistes. Ils ont entre 35 et 55 ans et sont formés pour répondre aux besoins sexuels de personnes frappées d'un handicap. Une tâche délicate, car la sexualité des invalides est souvent refoulée par la société et la cible de préjugés qui ont la vie dure.
Parler de son propre corps et de son rapport à l'intimité et au sexe n'est pas facile. Ça l'est encore moins si l'on est considéré comme «différent». Et pourtant, «la sexualité des handicapés est un droit qui doit être respecté et protégé avec une extrême tendresse», affirme Ahia Zemp. La psychothérapeute est responsable de la Fachstelle Behinderung & Sexualität (FABS) de Bâle qui est aussi la première association en Suisse qui propose une formation pour assistants érotiques.
«Le rapport à la sexualité est une notion extrêmement subjective. Au même titre que boire ou manger, il s'agit d'une pulsion naturelle qui ne concerne par que les personnes valides, explique-t-elle. Les handicapés sont souvent considérés comme des êtres asexués, alors qu'en réalité, ils éprouvent les mêmes besoins que les autres et bénéficient des mêmes droits de réaliser leurs rêves et de vivre leurs désirs», ajoute la Bâloise
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Source : swissinfo.ch
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