| infolettre espace 1er mai 2010 |
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SURDITÉS, par Jean Carette Nous sortons de la crise, paraît-il, lentement mais réellement. En fait, il s'agit seulement de «la» crise économique et financière. Ouf! On a sauvé le capital et le capitalisme, en surendettant les générations futures, et tout peut reprendre comme avant : la spéculation éhontée, fricotages et autres traficotages, les manipulations des banques et la gestion sauvage des plus grandes compagnies supranationales, les délits d'initiés et autres crapuleries, sans oublier le gaspillage forcené de la terre-mère... Je crois plutôt que le néolibéralisme a vécu ses «quarante glorieuses» (1970-2010) et montré clairement ses excès et ses limites. Je crois aussi que la tempête n'est pas terminée et de loin, car nous vivons et subissons bien plus qu'une dépression économique. Il s'agit aussi d'une crise politique qui affecte et menace la démocratie (voir par exemple le ballet incessant des mots, des promesses ou des mensonges et la montée de l'abstentionnisme), d'une crise morale (voir par exemple la violence systémique et la corruption), d'une crise de civilisation, à la fois sociale et culturelle, qui remet en cause nos valeurs dominantes, la compétition par exemple, nos orientations et nos priorités collectives. Par l'histoire qu'ils ont traversée, les plus âgés d'entre nous sont des experts en crises. Ce qui pourrait être utile à tous, mais à deux conditions : d'une part qu'ils prennent la parole, davantage et mieux, et chacun à sa place au sein du concert des générations; d'autre part, qu'on les écoute...
Pour lire la suite : http://www.espaces50plusmontreal.com/20100501.htm |










