La Caisse nationale de
solidarité pour l'autonomie a, depuis trois ans, accompagné le développement
des maisons départementales des personnes handicapées, après avoir travaillé en
2005 avec les conseils généraux et les services territoriaux de l'État à la
création de ces groupements d'intérêt public, pivots de l'organisation mise en
place dans le cadre de la nouvelle politique du handicap.
Les MDPH ne sont pour la
CNSA ni des caisses locales, si on fait référence aux organismes de protection sociale,
ni des services déconcentrés, si on fait la comparaison avec l'État.
C'est donc un mode original
de relations entre institutions publiques que la CNSA a expérimenté dans ses échanges
réguliers avec les départements et leurs maisons départementales.
Ce véritable «
compagnonnage » a pris diverses formes : visites en départements, groupes de
travail thématiques à Paris, ateliers techniques interdépartementaux, « jeudis
pratiques de la compensation », lettre bimensuelle « Infos réseau MDPH »,
participation à des forums locaux, etc.
C'est en nouant ces très
nombreux liens que la CNSA remplit la mission que lui a confiée la loi « d'assurer
un échange d'expériences et d'informations entre les maisons départementales de
personnes handicapées, de diffuser les bonnes pratiques d'évaluation
individuelle », et qu'elle peut, par le vecteur de ces échanges mutuels, «
veiller à l'équité du traitement des demandes de compensation ».
Le point principal de
formalisation de ces relations est la convention d'appui à la qualité que la
Caisse a signée avec chaque président de conseil général pour la période
2007-2008, et qui seront renouvelées au 1er semestre 2009. Ces conventions
départementales ont été personnalisées, mais elles sont bâties sur un socle
commun qui prévoit la transmission régulière de données d'activité des MDPH et
l'élaboration d'un rapport annuel sur le fonctionnement de ces structures.
C'est la synthèse de ces
informations portant sur l'année 2007 qui est ici proposée, après qu'elle a été
présentée au Conseil de la CNSA le 14 octobre dernier.
11 231 emplois en péril,
près de 11 millions d'heures en moins pour l'aide aux personnes
C'est ainsi que nos élus politiques souhaitent une bonne année
aux personnes fragilisées et aux professionnels !
Avec une baisse des financements de plus de 20 % en deux ans et un écart de 2 € en moyenne par heure d’intervention entre le coût d’un poste de travail et le taux de participation des financeurs (CAF, Conseils généraux et CRAM essentiellement), ce sont, en ce début d’année, 11 231 emplois qui se trouvent en péril et 10 781 760 heures d’aide en moins pour les personnes fragilisées et, par ricochet, pour leurs familles.