| parisot octobre 2011 |
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Jean-Christophe Parisot, préfet et myopathe, livre ses combats extrait d'un article du journal Midi Libre
SOPHIE GUIRAUD
En poste à Montpellier, il publie un livre dans lequel il raconte son chemin atypique au service de l'Etat. Rencontre.
Canal Plus, France 5, Le Figaro... les médias se l'arrachent. Et chaque fois, la même émotion. Il y a quinze jours, face à cet invité hors norme coincé entre le président des jeunes de l'UMP et le rappeur la Fouine, Ardisson, vieux briscard de l'information, a pleuré. Difficile de rester insensible à l'histoire de Jean-Christophe Parisot, 44 ans, myopathe, sous-préfet chargé de mission à la cohésion sociale et à l'égalité des chances pour le Languedoc-Roussillon, premier tétraplégique à cette fonction, premier étudiant handicapé reçu à Science Po, candidat deux fois à la présidentielle, militant infatigable pour l'accès des handicapés à l'éducation, auteur d'une émouvante biographie parue il y a quelques jours, Préfet des autres.
"Je n'ai pas vocation à incarner une figure symbolique du malheur humain"
Toute une vie condensée en moins de 200 pages qui le ramène sur le devant de la scène. Loin de son minuscule bureau niché au troisième étage de la préfecture et du terrain qu'il aime arpenter. Un jour avec des détenus, un autre dans une école gitane des Pyrénées-Orientales. Jean-Christophe Parisot se voit comme "un passeur entre le terrain et la bureaucratie". Un exemple, pas une icône : "Je n'ai pas vocation à incarner une figure symbolique du malheur humain", écrit-il dans son livre. |










