| vaccin h1n1 octobre 2010 |
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Vaccins H1N1 : le ministère de la Santé mis en cause La Cour des comptes critique à son tour la gestion de l'épidémie. source : www.lefigaro.fr Les oreilles de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, ont dû siffler jeudi midi, lors de la présentation d'un rapport de la Cour des comptes consacré à l'Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus). Ce nouvel opérateur de l'État, créé en 2007, a comme mission «d'assurer l'acquisition et la gestion des stocks sanitaires publics destinés à faire face à des situations d'urgence». À ce titre, l'Eprus aurait dû être un rouage essentiel dans la lutte contre la pandémie de grippe A (H1N1), à l'automne dernier. En réalité, il n'a été qu'un logisticien, selon les Sages de la Rue Cambon. «L'Eprus a été un bon exécutant. Les critiques vont aux autorités de tutelle qui ont fait tous les choix», a affirmé jeudi Rolande Ruellan, présidente de la sixième chambre de la Cour des comptes, en présentant son rapport à la commission des finances de l'Assemblée nationale.
Beaucoup de gaspillageLes critiques sont particulièrement saignantes s'agissant des décisions à propos des vaccins, qui ont représenté plus de 70% des dépenses relatives à la pandémie. À toutes les étapes, l'Eprus n'a eu pratiquement aucune autonomie. Ainsi, quatre contrats ont été effectivement conclus par cet établissement avec les laboratoires GSK, Sanofi Pasteur, Novartis et Baxter, mais son directeur général «a agi sur instruction de la ministre de la Santé », estime le rapport. II souligne aussi que ce n'est pas l'Eprus qui a discuté les prix et les quantités des vaccins ni les conditions de résiliation. |










